COMMUNIQUÉ / Stop aux états d'âme passéistes !

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Notre équipe a probablement joué ce samedi contre Bocholt un de ses matchs les plus aboutis de ces 5 dernières années. De mémoire de supporter, il y longtemps que les amateurs de football n'avaient plus assisté à un tel match. En terme de qualité de jeu et de plaisir.
 
On pouvait dès lors s'attendre à ce que les médias qui suivent régulièrement l'actualité du club, positivent sur le thème d'une équipe dont le coût a été largement revu à la baisse et qui arrive néanmoins à jouer les premiers rôles. Au lieu de cela, un des médias qui suit le club au jour le jour est parti à contre-sens dans un billet de (mauvaise) humeur pour essayer de culpabiliser les dirigeants dans un amalgame de reproches. Sans en préciser les circonstances. Pour aller dans le sens du poil des quelques supporters irréductiblement négatifs. Sans fil conducteur et surtout sans analyse comparative. 
 
L'éditorialiste revient, une fois de plus comme ci cela était nécessaire, sur la déception consécutive à la défaite du match d'Audenarde de juin 2012. Comme si, ce jour-là, les dirigeants de l'URLC avaient tout fait pour que le pénalty décisif pour monter en division 2 soit loupé. Il revient sur le krach financier de la saison dernière qui a privé l'équipe de titre et le club de tour final. Comme si l'URLC avait une quelconque responsabilité dans le contexte économique mondial qui a impacté Duferco et NLMK et par transitivité, la trésorerie de notre club.
 
Pour rappel, Duferco et NLMK pesaient à l'époque pour près de 50 % dans le budget du club. Les dirigeants ont essayé par tous les moyens de trouver l'argent nécessaire pour aller au tour final. Ils ont échoué. C'est le seule reproche qu'on peut leur faire : d'avoir essayé jusqu'au dernier jour. 
 
Et pour continuer dans le poujadisme, l'éditorialiste évoque des "dirigeants mercenaires" sans la moindre précision sur le pourquoi il les qualifie de mercenaires. On peut supposer qu'il parle des dirigeants qui sont arrivés à la demande de Murat Tacal après la fameuse défaite contre Audenarde. Mercenaire signifie : n'exerce une mission que contre de l'argent. A ce jour, depuis l'arrivée de ces nouveaux dirigeants qui se sont intégrés dans la structure du club, celle-ci n'a cessé d'évoluer avec quelques indices : chiffre d'affaire du sponsoring moyen doublé lors de la saison 12-13.
 
Une dynamique qui continue à produire ses effets avec 11 nouveaux partenaires recensés depuis juillet. Un club affaires unique en D3 qui étonne par sa qualité et l'intéret qu'il suscite. Une équipe sur le terrain qui serait probablement devenue championne en mai dernier ou été loin au tour final, si tous les top partenaires avaient exécutés leurs engagements en temps et en heure. Une communication presse et internet upgradée. Des relations avec les partenaires institutionnels normalisées. Des espaces de convivialité rénovés et fréquentés.  
 
Ces dirigeants qualifiés de mercenaires investissent leur temps et/ou leur argent, trouvent des solutions au quotidien, participent aux activités, sensibilisent des partenaires pour permettre au club de survivre malgré l'absence, dans sa trésorerie, des principaux bailleurs de fonds. De drôles de mercenaires, en fait.
 
L'essentiel est ailleurs que dans l'expression des humeurs. Le club vit une saison cruciale pour sa survie financière. Même en ayant diminué ses dépenses de manière drastique à l'entre-saison et malgré le dynamisme commercial qui devrait déboucher sur 30 à 50 nouveaux partenaires sur l'année en cours, les fins de mois seront difficiles. Parce que le manque à gagner déjà évoqué qui est la cause de tous les malheurs du club, tant sportifs que financiers, est énorme. Un handicap sur lequel le club n'a pas de prise et qui devrait inciter les critiqueurs à modérer leurs élans. Et de souligner la volonté de s'en sortir. Au lieu de fustiger des discussions de comptoir.
 
Le club va devoir travailler d'arrache-pied pour trouver chaque jour les moyens de compenser ce qu'il a perdu. Tant en diminution des dépenses, ce qui risque de faire mal, qu'en recettes supplémentaires, ce qui va nécessiter un travail de fond au quotidien.
 
Pour toutes ces raisons, le club se serait passé d'un papier volontairement négatif au moment où l'équipe retrouve des couleurs, pratique un bon football et surprend dans un contexte budgétaire global difficile. On s'attendait à un "revenez au stade". Pas à un catalogue des malheurs du club avec des suggestions de coupable. Nos supporters ont été écoutés lors des réunions de travail avec la direction et leurs suggestions intégrées sans délai. Nous pensons au match des anciens, aux abonnements à prix réduit  pour les clubs des supporters, à l'ambiance musicale dans les buvettes et la rénovation de celles-ci. 
 
C'est l'implication de tous (supporters, dirigeants, bénévoles, staff) autour d'un projet de rigueur et dans un esprit de famille qui nous permettra de passer ce qui sera probablement la saison la plus délicate depuis la création de l'URLC. Pas les états d'âme passéistes.
 
La direction.